mercredi 8 juillet 2015

7. Saga "L'Assassin Royal", de Robin Hobb

Titre original: "The Farseer" - 4'867 pages au total





Un petit résumé mais sans "spoiler"
FitzChevalerie Loinvoyant est le bâtard du Prince Chevalerie et d'une femme du peuple. Il a été élevé loin de son père, sans que ce dernier ne connaisse son existence. À l'âge de 6 ans, il est "déposé" au château paternel par son grand-père, ce qui va causer le renoncement au trône de son père et le début des ennuis pour les Loinvoyant. 
De par sa position de "bâtard", Fitz représente un petit caillou dans les chaussures de beaucoup trop de monde à la cour. Il sera pris sous l'aile du souverain en place (son grand-père, le roi Subtil) et deviendra son Assassin. Aidé de Umbre, de Burrich, du Fou, d'Astérie, de Molly, d’Œil-deNuit, de Heur et de ses magies "personnelles" (le Vif et l'Art), Fitz va grandir, déjouer des complots, mourir, aimer, tuer et apprendre, tout cela dans le but de permettre à la dynastie Loinvoyant de perdurer.
Fitz va être confronté à des ennemis redoutables: qu'il s'agisse de son oncle (le prince Royal), des Pies, du peuple qui assassine les "vifiers", de la femme pâle, des pirates rouges ou encore des dragons, le monde semble s'être lié contre notre pauvre Fitzounet. Il lui faudra bien du courage (et des coups de pieds au derrière), pour réussir à venir à bout de ces treize tomes et peut-être trouver un peu de paix !

Les personnages
Les personnages sont nombreux dans cette saga mais à aucun moment je n'ai eu l'impression de m'y perdre dans les prénoms ou dans les histoires les concernant. J'ai adoré le personnage de Burrich, le  père de substitution de Fitz, qui est bourru, peu démonstratif mais toujours attentionné à sa manière et fidèle au vrai père de Fitz, le prince Chevalerie. J'ai aussi craqué pour le loup de Fitz, Œil-de-Nuit, qui partage une relation "fusionnelle" avec son maître (mais je ne peux en dire plus, au risque de dévoiler une partie de l'intrigue). 
Molly et Umbre m'ont souvent énervé, mais ce n'est rien à côté de Fitz lui-même à qui j'ai eu envie de tordre le cou / donner des coups de pieds au derrière à de très nombreuses reprises pendant ma lecture tant j'avais l'impression qu'il enchaînait les bourdes. Mais je me suis réconciliée avec lui dans le dernier tome de cette saga, lorsque j'ai eu le sentiment qu'il reprenait sa vie en main pour de bon et qu'il arrêtait de se laisser flotter au gré des événements.
Je parle de ces quelques personnages, mais ils sont nombreux à m'avoir touchée et je me suis attachée à chacun d'eux. Personne n'est tout noir ou tout blanc dans le monde de Robin Hobb et j'ai vraiment apprécié cela. Chaque intervenant a son propre caractère, bien développé, je n'ai pas eu le sentiment de me retrouver face à des coquilles vides et ça a participé au plaisir que j'ai eu dans ma lecture. On s'accroche à tout ce petit monde et on ne peut pas s'empêcher d'enchaîner les pages, les chapitres et les livres afin de savoir comment tout va se terminer pour chacun d'eux. 

L'histoire
L'histoire (ou plutôt: les histoires) que nous conte Robin Hobb est palpitante, pleine de rebondissements, originale et cohérente avec le monde qu'elle nous décrit. J'ai tout de même eu à déplorer quelques petites longueurs par moment mais rien qui ne m'ait empêché de continuer ou d'avoir du plaisir à lire (en même temps, je crois que je ne connais pas un seul auteur qui arriverait à écrire 4'867 pages sans que le lecteur ressente quelques longueurs).
Je n'ai pas du tout l'habitude de lire des romans de type "Fantasy" (en dehors du "Seigneur des Anneaux", je suis une bille dans le domaine), mais j'ai été littéralement captivée par l'univers de l'Assassin Royal, par sa magie, ses dragons, son monde à tendance médiévale... Personnellement ça me donne envie d'approfondir ma découverte de cet univers littéraire et je pense que c'est quelque chose d'important à relever.

L'écriture
L'écriture de Robin Hobb est fluide, vraiment facile et rapide à lire. Je trouve que cette auteure a une plume très "littérale" et descriptive qui convient bien à son propos. On n'est pas dans le monde des fioritures linguistiques et de la poésie des mots et c'est peut-être le seul petit (minuscule, infinitésimal) bémol que je trouverais à cette saga.

Le "feeling général"
Et bien, le feeling général c'est évidemment que j'ai adoré me plonger dans les aventures de Fitz, que je n'ai pas réussi à lire un seul autre roman avant d'en avoir terminé avec cette saga et pour moi c'est un gage de qualité. Je ne mettrais tout de même pas Robin Hobb au même niveau que Tolkien, mais dans les auteurs contemporain et pour le peu que je connaisse du monde de la littérature fantastique, elle n'est pas très loin derrière. 

Une petite déception que j'ai ressentie (mais qui n'est pas du fait de Robin Hobb), c'est la nullité de la publication française de cette saga... J'ai vraiment eu le sentiment que les éditions "J'ai Lu Fantasy" me prenait pour une vache à lait de par le nombre de tomes dans la version française. J'ai également trouvé la qualité des couvertures assez moyenne et, comble de l'horreur, il y a une faute d'orthographe sur la couverture du tome 13 des aventures de Fitz ! (Si si, vous m'avez bien lu: une faute d'orthographe ! La honte internationale quand même là) J'ai même pris en photo cette monstruosité (je sais, je suis une vilaine rapporteuse), que je vous fait découvrir ci-dessous:





En conclusion, je vous conseille de courir chez votre libraire (mais vérifiez bien la couverture de votre tome 13 avant de l'acheter surtout ^^) et de dévorer à votre tour les aventures de Fitz, l'Assassin Royal. Bonne lecture à toutes et tous !


Post Scriptum
Pour ce qui est de ma prochaine lecture, je pense très sérieusement à me plonger dans "la Bibliothèque des cœurs cabossés", de Katarina Bivald (qui n'est évidemment pas dans ma PÀL mais mon petit démon tentateur de sœurette me l'a prêté et je vais donc repousser encore un peu l'attaque de cette énorme PÀL)

6. "Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Titre original: "The Guernesey literary and potato peel pie society" - publié pour la première fois en 2008 - 391 pages



Un petit résumé mais sans "spoiler"
Cette histoire se passe en 1946, juste après la fin de la seconde guerre mondiale, qui a laissé une Europe ravagée et au début de sa reconstruction. On y découvre l'histoire de Juliet, une jeune auteure à succès, qui cherche un sujet pour son prochain roman. Grâce à un livre qu'elle avait vendu pendant la guerre, elle entame une correspondance avec un membre du "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" (Dawsey Adams), vivant sur l'île de Guernesey. Au fil de la correspondance qu'elle échange avec cet homme, ainsi qu'avec de nombreux autres membres du Cercle et de l'île, on y apprend la sur place pendant et après la guerre, les petits bonheurs et les malheurs de habitants de cette île.

Les personnages
Qu'il s'agisse de Juliet, de son amie Sophie, du frère de cette dernière Sidney, de Dawsey, du riche Markham, d'Isola, d'Eben, de l'affreuse Miss Adelaide, de  Will ou encore de Eli, TOUS les personnages de ce roman épistolaire sont attachants à leur manière et surtout ils sont "vrais". Evidemment il y a des "méchants" (pas très méchants, mais plutôt très égocentriques et bêtes) mais que serait un roman sans quelques petits moutons noirs qui ajoutent du suspens à l'intrigue ? 
En quelques "lettres", les auteures arrivent à nous donner l'impression de connaître chacune de ces personnes, non pas de manière superficielle mais en profondeur. On découvre leurs personnalités propres, leurs envies, leurs rêves, leurs manières diverses et variées de s'exprimer, et c'est fascinant ! 
J'aime beaucoup "l'héroïne" du roman, Juliet. Je la trouve attachante, drôle, libre dans ses pensées et ses actions, cultivée et sensible. Quand on arrive à me faire m'attacher à un personnage dans un roman, la partie est déjà à moitié gagnée pour l'auteur, donc autant dire que je suis tombée amoureuse de ce roman en tombant amoureuse de chacun de ses personnages à tour de rôle.

L'histoire
L'histoire est belle, simple, bien menée. C'est une histoire d'amitié(s), d'humanisme, un plaidoyer pour la découverte de l'autre et de soi-même. C'est un roman "positif", un "feel good-book" dont je suis ressortie boostée (je l'ai d'ailleurs lu deux fois par pur plaisir et je pense le relire encore d'ici quelques mois).


L'écriture
J'ai beaucoup aimé le style épistolaire de ce roman (que je trouve plutôt rébarbatif habituellement - probablement des réminiscence de "La Princesse de Clèves" que j'avais du lire lorsque j'était en études et qui m'avait plutôt ennuyée). L'écriture est fluide, simple, mais les auteures arrivent vraiment bien à donner à chaque personnage sa propre manière d'écrire et de s'exprimer. Il n'est pas difficile de se rappeler qui est qui, la lecture est dynamique et rapide (trop rapide évidemment, on arrive au bout du roman en quelques heures à peine alors que l'on voudrait que cela dure encore et encore). Mon seul regret est de ne pas avoir pu lire ce roman en version originale (anglais) car je pense que le "parler" de chaque personnage doit être encore plus spécifique et beau.

Le "feeling général"
Je pense que cela s'est ressenti dans mon compte-rendu: j'ai vraiment adoré ce roman. J'ai tout aimé: les personnages, l'histoire, l'écriture et même la couverture du roman. Je ne saurais que vous le conseiller. Si vous avez un petit coup de déprime, il vous sera bien plus utile que n'importe quel antidépresseur !

PÀL

Coucou les Bibliovores !

Voici un petit aperçu de ma PÀL... Il y a de quoi faire, et je ne vous parle même pas de ma liste d'envie sur Amazon ^^' Cependant, malgré que j'aie déjà pas mal de lectures en retard, si vous avez un super livre à me conseiller, je suis TOUJOURS preneuse.

À bientôt,

Suryane



- Emma Jane Holloway "Une étude en soie"
- Franck Thilliez "Angor"
- Stéphane Bourgoin "Qui a tué le Dahlia Noir ?"
- Georges R.R. Martin "Le Trône de Fer - L'intégrale I"
- Laurence Benaïm "Yves Saint Laurent"
- Jean-Christophe Grangé "Le passager"
- Xiaolong Qiu "Mort d'une héroïne en rouge"
- Arnaldur Indridason "La rivière noire"
- Stéphanie Meyer "Twilight" tomes 1, 2 et 3
- Peter May "Meurtre à Pékin"
- Céline Landressie "Rose Morte"
- Stefan Zweig "Marie-Antoinette"
- Preston & Child "Tempête blanche"
- Christophe André "Imparfaits, libres et heureux"
- Shakespeare "Beaucoup de bruit pour rien"
- Jane Austen "Raison et sentiments"


- Robin Hobb "La cité des Anciens" (les quatre premiers tomes pour le moment)
- Pierre Lemaître "Alex"
- Françoise Chandernagor "L'allée du Roi"
- Christian Carayon "Le Diable sur les épaules"
- Joseph Kessel "Les mains du miracle"
- Hoffman "Contes"
- Roy Lewis "Pourquoi j'ai mangé mon père"
- Walter Kirn "Mauvais sang ne saurait mentir"
- Amy Harmon "Nos faces cachées"
- Stephen King "Docteur Sleep" + série "La Tour Sombre" + "Ça" tomes I et II

Et hors photo: 
- Preston & Child "Labyrinthe Fatal"
- Jane Austen "Orgueil et préjugés"

Post Scriptum "Le Bootcamp" ne compte pas dans ma PÀL (mais à lire quand même car il faut aussi savoir prendre soin de son corps et pas seulement de son esprit ^^)

mardi 7 juillet 2015

Le retour !

Oh la la... Je me suis laissée dépasser par les événements (par la procrastination aussi un peu) et n'ai pas publié de billet depuis février... Shame on me !  Heureusement je n'ai pas cessé de lire pour autant et vais pouvoir m'atteler à la tâche à nouveau.  

Ces derniers mois ont été riche en événements, ce qui a quelque peu ralentit mon rythme de lecture mais j'ai néanmoins dévoré la série de romans "L'Assassin royal" (13 livres tout de même, en version française) écrite par Robin Hobb ainsi que quelques autres romans (dont "Le Cercle Littéraire des Amateurs d'épluchures de patates", de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows). Je publierai les compte-rendus de ces deux romans "incessamment - sous peu", dans deux billets distincts (car si je commence à faire un billet par tome de l'AR, on est pas sorti de l'auberge). 

Maintenant que j'ai fini de lire les aventures de Fitz, qui m'ont pris énormément de temps et m'ont maintenue éloignée de ma monstrueuse PAL (Pile à Lire), je me sais pas par où commencer... 

Je prolongerai bien ma découverte du monde de Robin Hobb mais comme cette auteure ne sais pas faire court, je me retrouverais avec la série des "Aventuriers de la Mer" (9 tomes) puis avec celle de "La Cité des Anciens" (8 tomes) et je n'aurai alors plus qu'à vous dire "À dans 6 mois pour le prochain billet !"; ce qui n'est pas l'objectif. 

Le dernier roman de Preston & Child, "Labyrinthe Fatal", me fait de l'oeil (je suis une inconditionnelle de ce bon vieil inspecteur Pendergast), tout comme "Orgueil et préjugés" de Jane Austen. Mais une trentaine d'autres romans me tentent aussi et patientent calmement sur la commode de ma chambre... Je crois qu'il faut que je me fasse suivre pour tenter de soigner un peu mon obsession de l'achat compulsif de bouquins. Ou alors que je m'inscrive à la bibliothèque... Mais comme j'aime bien avoir mes-romans-à-moi-que-j'aime-d'Amour, je pense que je n'ai plus qu'à entamer une thérapie. À chaque fois je me dis: "Cette fois tu as assez de romans Suryane, tu n'en achète plus avant d'avoir tout fini !" et invariablement je finis par craquer.

Enfin bref, ces épanchements ne font pas avancer le schmilblick et je ne sais toujours pas quoi lire par la suite. Mais en tout cas je m'y remet, je vais publier des billets plus régulièrement et, pourquoi pas, me créer un petit compte VisageLivre pour plus de simplicité, sur le conseil avisé de ma soeurette et auteure préférée, E.C. Tanengam.

À bientôt (j'espère),

Suryane



dimanche 1 février 2015

5. "Wild" de Cheryl Strayed

Première publication en 2013 - 491 pages

La (/les) première(s) phrase(s)
"Les arbres étaient hauts, mais je me trouvais encore plus haute qu'eux, accrochée au flanc d'une montagne du nord de la Californie. Quelques instants plus tôt, j'avais retiré mes chaussures de randonnée, et la gauche avait été propulsée dans le précipice par mon énorme sac à dos qui venait de se renverser."



Reading Challenge 2015
"a book that became a movie", "a book with a one word title"

Un petit résumé mais sans "spoiler"
Suite à la mort de sa mère, Cheryl Strayed est perdue. Elle se perd dans la drogue, les relations d'un soir, elle divorce et n'arrive pas à garder un job. Alors qu'elle semble prête à toucher le fond, elle tombe sur un guide décrivant le PCT (Pacific Crest Trail), un chemin de randonnée qui relie la frontière mexicaine à la frontière canadienne. Sur un coup de tête, elle décide d'aller exorciser ses démons sur cette route, accompagnée d'un sac à dos géant qu'elle surnommera "Monster". Sur cette route, elle va faire des rencontres de toutes sortes, se retrouver et dépasser ses limites.

Les personnages
Ils sont nombreux dans ce roman les personnages auxquels on s'attache, même s'ils ne sont parfois qu'esquissés. Pour ce qui est de Cheryl, étant donné que le roman est écrit à la première personne et qu'il s'agit des mémoires de l'auteur, je ne sais pas si on peut réellement parler de "personnage". En tout les cas elle nous retranscrit très bien ce qui lui est passé par la tête et arrive à se décrire avec beaucoup de recul, elle ne se fait pas de cadeaux et semble ne pas tenter d'enjoliver la réalité, ce que j'ai trouvé très agréable.

L'histoire
Ce que raconte Cheryl Strayed, c'est typiquement le genre d'histoire que j'adore et qui donne envie de se bouger les fesses, de sortir de son divan et de faire de "grandes choses". C'est ce que j’appellerais un "feeling good book", un livre qui rend heureux et qui te montre que la vie c'est pas que des drames et de la misère. J'ai particulièrement apprécié le récit que Cheryl fait de la randonnée en elle-même et j'adorerais pouvoir un jour me rendre dans les régions qu'elle décrit dans ce roman.

L'écriture
L'écriture est simple, fluide, parfois un peu "brute de décoffrage" et crue mais c'est ce que j'ai aimé. Cheryl ne fais pas de chichis et n'enrobe pas la réalité dans trois couches de glamour (et oui, quand on fais trois mois de randonnée, on pue, on a du poil aux pattes et les ongles des pieds qui tombent un à un, c'est comme ça). 

Le "feeling général"
Et bien, une fois de plus je suis ravie car j'ai adoré ce roman ! J'avais peur, après le plaisir de découvrir le "Comte de Monte Cristo", d'être déçue par ce que je lirais ensuite mais il n'en a rien été. Certes, je ne qualifierais pas "Wild" de "chef d'oeuvre de la littérature américaine", mais cela n'empêche pas que j'ai eu un plaisir fou à le lire et que je conseillerai sa lecture à mes amis sans aucune arrière pensée !




Maintenant que j'ai lu ce roman, je vais pouvoir profiter d'aller voir le film qui en a été tiré, "Wild" avec Reese Witherspoon, j'espère qu'il sera à la hauteur !

Pour ma lecture de la semaine prochaine je vais rester dans les livres rédigés par des femmes et parlant de Femmes. Ce sera donc: "L'allée du Roi", écrit par Françoise Chandernagor et racontant la vie de la Marquise de Maintenon. Je me réjouis !

Edit du 8.7.2015
J'ai pu voir le film. Je l'ai trouvé sympa, de très beaux paysages et j'aime beaucoup l'actrice Reese Witherspoon (qui l'a réalisé et y tient le rôle principal) MAIS il n'est pas à la hauteur du livre à mon avis. À voir tout de même mais APRES avoir lu ce beau roman.

samedi 17 janvier 2015

4. "Le Comte de Monte-Cristo" de Alexandre Dumas

Première publication en 1844 - Deux tomes - 1400 pages environ

La (/les) première(s) phrase(s)
"Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame de la Garde signala le trois-mâts le Pharaon, venant de Smyrne, Trieste et Naples."


Reading Challenge 2015
"a book more than 100 years old", "a book you started but never finished"

Un petit résumé mais sans "spoiler"
Edmond Dantès est un jeune marin vivant à Marseille. Il est follement amoureux de la belle Mercédès qu'il s’apprête à épouser. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des monde jusqu'à ce qu'il se fasse trahir de la pire des manières par des soi-disant "amis" et qu'il finisse emprisonné 14 années durant au terrible Château d'If. Il arrivera à s'en évader avec l'aide de l'Abbé Faria et passera les années suivantes à préparer et accomplir sa vengeance sous les traits du Comte de Monte Cristo.

Les personnages
Dans ce roman, il y a de très nombreux personnages, tous très bien décrits, avec un vrai fond et pas du tout clichés. Il y a des méchants très méchants, des gentils très gentil mais j'avoue que c'est quelque chose que j'adore. Il n'y a que le Comte de Monte Cristo / Edmond Dantès qui oscille (un peu, parfois) entre le bien et le mal (mais on l'aime quand même et surtout on comprend tout à fait ce qui le pousse à réagir comme il le fait).

L'histoire
Magnifique, complexe, pleine de rebondissements, les 1400 pages de ce roman en deux tomes ne se sentent pas passer et il est extrêmement difficile de s'arrêter de le lire car on a toujours envie de découvrir ce qui se passe après (combien de fois me suis-je dis "allez, encore un chapitre et après je vais dormir !" en lisant ce roman). Les thèmes abordés sont d'actualité et ne se démoderont jamais (l'amour, la trahison, le destin, la vengeance...), vraiment une histoire qui sort du lot.

L'écriture
J'ai été très étonnée de découvrir, pour un roman vieux de plus de cent ans, une écriture fluide, facile à lire malgré le "parler" d'une autre époque. J'ai beaucoup aimé la manière qu'a Alexandre Dumas de sous-entendre certaines choses et de ne pas avoir besoin de tout décrire par le menu. Au fond, j'ai trouvé son écriture très moderne et je me demande  comment elle a été perçue lors de sa première publication.

Le "feeling général"
Je ne vais pas passer par quatre chemins: j'ai tout simplement a-do-ré ce roman, pour moi c'est un Chef-d'oeuvre. C'est bien simple, depuis une semaine j'en fais la pub à tous mes proches. Je n'ai pas autant apprécié un livre depuis fort longtemps et j'espère que le prochain roman que je vais choisir sera au moins moitié aussi bien que "le Comte de Monte Cristo" sinon je risque d'être dégoûtée. 

En résumé: si vous ne l'avez pas lu, courrez vous le procurer. Et si vous l'avez lu, donnez moi votre avis !



























Pour ma lecture de la semaine prochaine j'hésite encore... Ce sera peut-être "Wild", de Cheryl Strayed ou alors un bon vieux polar de Maxime Chattam: "La conjuration primitive".

dimanche 11 janvier 2015

3. "Vengeance en Prada" de Lauren Weisberger

Titre original: "Revenge Wears Prada: The Devils Return" - Première publication en 2013 - 455 pages

J'avais acheté cet ouvrage il y a des mois déjà car j'avais bien aimé le premier roman de Lauren Weisberger ("Le Diable s'habille en Prada") et je me demandais ce que la suite donnerait. Mais ayant lu de mauvaises critiques le concernant, je l'avais finalement laissé de côté au profit d'autres livres qui m'attiraient plus sur le moment. Tant mieux car il est parfaitement tombé au vu de mes envies littéraires de la semaine.

En effet, à cause de moultes migraines et d'une ambiance plutôt triste depuis quelques jours (rapport évidemment à l'actualité et au drame s'étant déroulé à Paris, qui m'a énormément touchée/attristée/révoltée), j'ai ressenti le besoin de lire un roman léger, pas prise de tête qui me change simplement les idées. Pas de grande littérature donc au menu de la semaine mais un bouquin bien girly, qui satisfasse mon petit côté fashion addict, avec des méchantes très méchantes, des gentilles très gentilles, de l'amour, de la trahison et tutti quanti. 


La (/les) première(s) phrase(s)

"La pluie, glaciale, se déversait en rideaux obliques que les rafales de vent désordonnées dispersaient dans toutes les directions, rendant parapluies, ciré et bottes en caoutchouc presque inutiles. Non qu'Andy eût quoi que ce soit de tout cela."



Reading Challenge 2015
"a book you own but have never read", "a book written by a female autor"

Un petit résumé mais sans "spoiler"
Andy, qui avait claqué la porte de Runway quelques temps auparavant, a continué son petit bonhomme de chemin et est maintenant devenue la co-fondatrice d'un magazine à succès sur le thème du mariage (The Plunge) avec son ancienne meilleure-ennemie et actuelle meilleure amie, Emily. Elle envisage de se marier avec le beau Max et de vivre "happily ever after" mais c'est sans compter sur les aléas de la vie et sur le diable en personne, Miranda Presley, qui décide de racheter le journal. S'ensuivent moultes péripéties dans le milieu des riches et puissants new-yorkais où l'Amour, la Gloire et la Beauté semblent n'en faire qu'à leur tête.

Les personnages
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé le duo Andy/Emily, avec un gros faible pour Emily qu'on découvre plus humaine et attachante que dans le premier opus du "Devils wears Prada". Comme dans ledit premier ouvrage, Andy n'en fini pas de me pomper l'air avec ses problèmes existentiels d'auteur au sommet de la hype (se résumant plus ou moins à hésiter entre deux hommes -on la plaint toutes, évidemment). Miranda pour sa part, reste fidèle à elle-même, odieuse en toute circonstance. "C'est tout".
Rien de bien nouveau sous le soleil au final, mais pourquoi changer une équipe qui gagne ?

L'histoire
J'ai trouvé l'histoire sympathique et c'est toujours agréable de rêver un petit peu à tous les beaux endroits ainsi qu'à la vie de luxe décrits dans ce roman. En dehors de cela, je l'ai trouvé relativement prévisible d'un bout à l'autre avec quelques longueurs et une fin qui arrive au contraire de manière presque abrupte. Il faut me comprendre: Andy mets environ 300 pages à hésiter entre "vendre et ne pas vendre", puis une fois la décision prise, le tout est bâclé en 30 pages à tout casser, je suis un peu restée sur ma faim. Bof, bof. Une fois de plus, ça sent le réchauffé.

L'écriture
L'écriture est facile à lire, avec de jolies descriptions (de vêtements, de meubles, de mecs), idéal pour les nanas (et les hommes) qui cherchent une lecture bien "girly" et pas trop prise de tête.

Le "feeling général"
Comme cela s'est certainement ressenti, je n'ai pas trouvé que "Vengeance en Prada" était le roman du siècle. Cependant j'ai quand même éprouvé de plaisir (presque coupable) en le lisant. Il est léger et a parfaitement atteint son objectif ("me changer les idées après une semaine triste en raison de tarés qui ont voulu tuer la liberté d'expression à coup de kalachnikov").

À la semaine prochaine pour une chronique sur un roman d'un tout autre acabit: "Le Comte de Monte-Cristo" (tome 1), d'Alexandre Dumas. Le tome 2 sera pour la semaine suivante -car je ne suis pas une machine et n'arriverais (malheureusement) pas à ingurgiter 2100 pages en une seule semaine tout en travaillant à 100%.